Biographie
 
Michel Chiha: Repères biographiques

 
1891
Naissance de Michel Chiha à Mekkine dans le caza de Aley.
1901
Après des études primaires et secondaires chez les Jésuites à Beyrouth, il complète ses études à l’Université St Joseph et voyage beaucoup, notamment en Angleterre où il effectue un stage dans une maison de commerce à Manchester.
1907
Il rejoint ses oncles Pharaon à Beyrouth et travaille avec eux à la banque Pharaon et Chiha fondée par son père Antoine en 1876.

L’EXIL
 
1915
Départ pour l’Egypte.
Afin d’échapper aux persécutions ottomanes, Michel Chiha quitte le Liban et s’installe au Caire où il fait des études de droit. Pressentant la défaite de l’Allemagne et l’éclatement de l’Empire ottoman, Michel Chiha entreprend avec d’autres patriotes de préparer la voie à l’édification d’un Liban libre et indépendant.
 
1918
Retour au Liban. Il dirige les affaires familiales et gère la Banque Pharaon et Chiha.
1920
Le 1er septembre 1920, le Haut-Commissaire proclame officiellement l’Etat du Grand-Liban.
Michel Chiha noue des rapports étroits avec Robert de Caix, principal collaborateur d’Henri Gouraud, premier Haut Commissaire. De Caix, dès son arrivée et jusqu’en 1923, joue un rôle très actif dans la mise en place des lois et des institutions du nouvel Etat libanais. Leurs longues conversations régulières touchant la question du Liban, envisagée sous ses multiples aspects, y compris le voisinage de la Syrie, n’ont pas été sans conséquence, quand il s’est agi de proclamer le Grand-Liban, de fixer ses frontières et d’établir ses premières institutions.

LA POLITIQUE ACTIVE
 
1925
Michel Chiha se présente aux élections législatives encouragé par ses deux amis, Omar Beyhum et Omar Daouk. Il est élu député de Beyrouth pour les minorités contre Ayoub Tabet. Cette législature, qui devait aller jusqu'au bout de son mandat en 1929, a connu des événements mémorables: la révolte des Druzes, l'insurrection de Damas, la proclamation de la Constitution.

Toute la liste passe aisément, malgré l'opposition personnelle du général Maurice Sarrail, Haut-Commissaire sortant, (2 janvier 1925 - 10 décembre 1925).
1925
Michel Chiha fait partie d'un comité de treize membres, la Commission du Statut organique, qui sera chargée d'élaborer la Constitution libanaise.
1926
Il épouse Marguerite, fille aînée de Philippe Pharaon. Ils auront trois filles, Micheline (décédée en 1940), Madeleine et Marie-Claire.
En tant que deputé, il contribue à jeter les bases d'un système monétaire et fiscal adapté aux réalités locales.
Marguerite Chiha de droite à gauche, Marie-Claire,Madeleine et Micheline
1929
Il abandonne la vie parlementaire mais continue à être engagé sur le plan du service public dans des missions ponctuelles.
 
L'EDITORIALISTE
 
1937
Il acquiert le quotidien  Le Jour avec un groupe d'amis. Jusqu’à sa mort en 1954, Michel Chiha expose régulièrement à travers ses éditoriaux dans Le Jour, les divers aspects de sa pensée politique.
Auteur libanais de langue française, il publie aussi des poèmes, des essais et des conférences qui sont largement diffusés.
1940
Il contribue à l’établissement de la bourse de Beyrouth et fonde un journal en langue anglaise l'Eastern Times.
1943
L’accession du Liban à l’indépendance en 1943 et celle de Béchara el-Khoury, son beau frère à la présidence de la République, font de Michel Chiha l’éminence grise du régime; régime qu’il soutiendra jusqu'au 27 mai 1949, date à laquelle Béchara el-Khoury décide de renouveler son mandat pour une autre période de 6 ans ( Loi constitutionelle d’exception de mai 1948).
1944
Il aborde le problème de la Palestine à travers ses éditoriaux;il s'y intéressera jusqu'à sa mort.
1946
Il participe à la Conférence de Paris et contribue à l’établissement des relations diplomatiques avec le Vatican.
1947-
1949
Il intervient à maintes reprises au cours des négotiations libano-syriennes avec la France concernant l’accord monétaire.
1953
Il reçoit le titre de docteur honoris causa de l’université de Lyon.
Le Cénacle libanais lui rend hommage .
Michel Chiha et Ahmad Daouk, ambassadeur du Liban à Paris entourés de Moussa de Freige et d'un groupe d'étudiants libanais
Michel Chiha et Marguerite Chiha au Cénacle libanais avec Michel Asmar
     
Michel Chiha s’éteint le 29 décembre 1954